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Emergency ft Aoki Kisuke ☾ Ven 14 Juil - 22:03

Emergency

Aoki Kisuke



C’était un soir comme les autres, les clients se succédaient, J’en draguais quelques-uns au comptoir, histoire de me faire un peu plus d’argent et de pouvoir me payer un nouveau jeu vidéo. J’adorais travailler la nuit. Les gens se laissaient aller à leurs vices et j’étais la pour les observer. Ce n’était pas le boulot du siècle, mais j’aimais ce que je faisais. J’étais le psy de toutes ces âmes perdues qui venaient s’échouer sur mon comptoir. Je connaissais de nombreux secrets et je les gardais pour moi. C’était mon job.

Je regardais ma montre. 2h. J’allais bientôt faire ma pause et je savais très bien comment j’allais occuper mon temps. Kisuke. Ce type me rendait dingue. Je ne me souvenais plus exactement comment je m’étais retrouvé embringué dans cette relation, mais j’y étais un peu trop impliqué. Il était ma drogue, ma dose d’héroïne. Il me faisait vriller. J’avais autant envie de le tuer que de l’aimer. Et c’était un problème. J’avais signé ce foutu bout de papier qui nous interdisait tous sentiments.

Je savais que j’avais un problème. Qui, de façon intentionnelle, se serait lancé dans une relation destructrice et malsaine ? Moi. J’étais fou de lui, fou de nos engueulades, de cette violence qui nous animait, de cette tension palpable à chaque fois qu’il se tenait à quelques centimètres de moi.
L’attaque, les grognements, les insultes, étaient notre mode de communication. Nous nous hurlions souvent dessus. Nous nous bousculions, nous nous battions, et nous nous tapions sur les nerfs l’un de l’autre. Ce qui était évident c’était que la douceur n’avait jamais vraiment été dans nos habitudes. Et j’adorais ça.

Je faisais signe à mon collègue de prendre ma place avant de sortir. Comme chaque soir je portais un jean noir et une chemise de la même couleur. C’était simple, mais ça me donnait toujours un air sexy. C’était bon pour les affaires.

L’épicerie ou il travaillait n’était pas très loin. J’espérais qu’il n’aurait pas de clients. Je restais quelques secondes derrière la porte à l’observer derrière sa caisse. Ce mec était à moi. Il avait signé. J’avais toujours été possessif, alors savoir qu’il m’appartenait me rassurait. Je rentrais, un sourire figé sur mes lèvres.

« Salut beau gosse. »

J’imaginais déjà son air renfrogné et retenais un petit rire. Tout allait bien. Jusqu’à ce que je me rende compte qu’il me plaisait vraiment et que je voulais qu’il soit entièrement à moi, sans contrat. Mais ce n’était pas son genre. Alors je faisais comme si je ne ressentais rien de plus que de l’envie. Je m’approchais de lui en gardant mes mains dans mes poches. Si je les sortais, les choses allaient mal se terminer.

« Je t’ai manqué ? »

C’était ce qui me plaisait encore plus le fait de travailler la nuit. Le retrouver à son boulot pendant que la moitié de la ville dormait. Ces moments juste à nous.


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Re: Emergency ft Aoki Kisuke ☾ Sam 15 Juil - 1:18

Emergency

Kirishima Akira



Vingt trois heures. Minuit. Une heure. Une heure et demi. Le temps passait lentement, et les clients se faisaient de plus en plus rares au fil des minutes. Derrière le petit comptoir où reposait la caisse, Kisuke essayait tant bien que mal de s'occuper, attendant patiemment la fin de cette longue nuit de travail. Il se faisait royalement chier et commençait à fatiguer. Le fait de ne rien avoir à faire ne l'aidait pas à se sentir éveillé. Alors il gribouilla, sur une feuille de papier à moitié arrachée, des dessins en tout genre, des roses fanées, des personnages de cartoons, des citations d'auteurs ou de musiciens. La couleur noire de son stylo et ses traits saccadés donnaient à ses dessins un aura relativement triste, qui plaisait à leur dessinateur. Après deux trois autres coups de stylo sur le papier, il jeta un rapide coup d’œil à son cellulaire, après avoir reçu un message de son opérateur. Il soupira légèrement après avoir lu le message avant de regarder l'heure qui était affichée sur son écran. Deux heures du matin. Il avait bientôt terminé son service.

Il rangea rapidement son téléphone avant de se décider à compter sa caisse. S'il manquait un seul centime, Kisuke en était sûr, il allait se faire virer. Son patron avait toujours été le dernier des abrutis. Il le haïssait mais ne lui montrait pas, il voulait avoir son salaire en fin de mois. Il aurait aimé démissionner et se trouver un meilleur travail, cependant, son CV n'était que très peu rempli, et à Tokyo, les patrons avaient tendance à être quelque peu exigeants quant aux qualifications de leurs employés. Alors Kisuke avait trop peur de ne plus trouver, et de finir dans la rue, à s'attiser la pitié hypocrite des passants, chose qu'il détesterait au plus haut point.

Il retira les pièces de monnaie ainsi que quelques billets de la caisse avant de les compter, comparant ce qu'il avait gagné à ce qu'il avait vendu, rien ne devait manquer. Son patron avait été clair sur le fait de ne compter la caisse qu'à la fin du service, néanmoins, Kisuke n'en pouvait plus de cet ennuie constant, et de ce travail qui le faisait chier. Puis, comme par miracle, il entendit la porte de l'épicerie s'ouvrir doucement. Il ne leva pas le regard, trop occupé à compter les sous qui se situaient en face de lui. En vérité, le décoloré n'avait jamais réellement été un vendeur agréable, bien au contraire. Mais il s'en fichait, si son caractère ne plaisait pas aux autres, c'était leur souci à eux, et non le sien. Son attention se porta toujours sur ses billets jusqu'à ce qu'une voix qu'il ne connaissait que trop se fit entendre. « Salut beau gosse. » Qu'est-ce que cet enfoiré venait faire là, à deux heures du matin, alors qu'il était en plein service ? Son air impassible toujours collé au visage, Kisuke releva les yeux vers son vis à vis. Le léger sourire de ce dernier énervait encore plus l'aîné, qui, après avoir entendu la dernière phrase, ne put s'empêcher de rire ironiquement.

- « Tu ne trouves pas que t'en fais un peu trop ? »

Il serra légèrement la mâchoire. Il détestait ce type, encore plus qu'il n'haïssait son enfoiré de patron. Parfois même, il regrettait d'avoir fait ce foutu contrat avec une personne pareil. Il devait se l'avouer, Akira était le meilleur sous les draps, mais il était également un sale con, arrogant, détestable, et il ne supportait pas le fait qu'il se pointait à son travail. Kisuke ne voulait pas faire ami ami avec lui, il ne voulait pas lui parler. La seule chose qu'il attendait de lui étaient ces moments intimes qu'ils passaient à deux, rien de plus. Il n'en avait rien à foutre du reste. Alors, essayant de calmer ses nerfs, le décoloré reporta à nouveau son attention sur l'argent qui traînait sur le comptoir, avant de prendre la parole d'un ton qui se voulait agressif.

- « Qu'est-ce que tu fous là putain ? »


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Re: Emergency ft Aoki Kisuke ☾ Sam 15 Juil - 11:26

Emergency

Aoki Kisuke



Comment est-ce qu’on avait pu en arriver là alors qu’on ne se supportait pas. Nous seuls savions, c’était notre secret, et c’était justement ce qui était excitant. Je n’étais pas le genre de type avec lequel on allait boire un café juste comme ça, non j’étais le genre de type qui s’offrait entièrement à un autre. Je n’avais jamais rien eu de romantique, je n’avais jamais eu d’histoire sérieuse. Je n’étais pas fait pour ça.

Rien que ma présence suffisait à le faire sortir de ses gonds. Pourtant, sous les draps, il ne disait plus la même chose. Je jetais un œil aux billets et aux pièces qu’il comptait. Il devait vraiment s’emmerder ici. Je savais que si j’osais toucher ne serait-ce qu’à un billet, il allait me mettre son poing dans la gueule. Je n’étais pas venu pour qu’il se fasse virer, j’étais juste venu pour profiter de son amabilité.

Bien sûr que si j’en faisais trop. J’en faisais toujours trop et c’était ce qui plaisait aux autres. Je me doutais qu’il regrettait aussi parfois d’avoir établi ce contrat. Mais je savais que même si nous le brulions, on ne pourrait s’empêcher de revenir l’un vers l’autre. Parce que c’était comme ça, lui et moi. C’était intense, inexplicable. Ça ne servait à rien de lutter. J’avais essayé de comprendre quelle était cette attraction qui nous animait, mais je n’avais jamais trouvé de réponse. Alors je me laissais aller dans ses bras en espérant que ça ne s’arrêterait jamais.

Je me penchais sur le comptoir en prenant le soin de ne pas toucher à l’argent. C’était tellement simple de le mettre en colère. Il n’avait jamais été patient, ni agréable. C’était ce qui le rendait intéressant, son je m’en-foutisme constant. Je gardais mon petit sourire énervant.

« Je suis venu voir ta belle gueule. »

C’était vraiment le cas. Je devais l’avouer, parfois il me manquait. Mais je ne pouvais pas lui dire, il allait s’enfuir. Tout devait rester sur la base du jeu et pour le moment j’arrivais à m’en sortir pas trop mal.

« Alors, tu m’embrasses pas ? »

J’avais envie de faire valser le contenu de sa caisse pour qu’il arrête de se concentrer dessus. Je l’énervais peut-être, mais il me rendait fou également. Simplement je ne le montrais pas.

« Allez ! Tu t’ennuies sans moi ! »

Je l’attrapais par le col pour le tirer vers moi avant de mordre sa lèvre inférieure. Je le lâchais rapidement pour ne pas me prendre un coup. J’allais le mettre encore plus en rogne. J’adorais ça.

« Tu fais quoi après ton boulot ? »

J’avais envie de le ramener chez moi et surtout j’avais envie pour une fois qu’il ne s’en aille pas juste après nos ébats. J’aurai aimé, juste pour une fois, me réveiller près de lui. Histoire de voir.



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Re: Emergency ft Aoki Kisuke ☾ Lun 17 Juil - 3:18

Emergency

Kirishima Akira



Kisuke essayait tant bien que mal de se focaliser sur les différentes pièces qui trônaient sur le comptoir. Il les regardait mais n'arrivait même plus à les compter. Une certaine personne le dérangeait dans sa tâche et il n'arrivait plus à se concentrer. Les nerfs commençaient à lui monter. Il tripotait les billets, tentant désespérément de réussir son travail malgré le sourire insupportable de la personne qui se situait en face de lui et qui parlait pour ne rien dire d'assez intéressant pour le décoloré. Sa voix de petit con lui donnait un mal de crâne affreux et il n'avait envie que d'une seule chose : le faire taire en lui mettant son poing dans sa belle figure. Mais comme à son habitude, il ne disait rien. Il se contentait de rester froid, gardait son air ennuyé collé au visage, et serrait discrètement la mâchoire afin de pouvoir contrôler la haine qui l'envahissait de plus en plus au fur et à mesure des secondes qui passaient. La tension était palpable. Il voulait que cet idiot dégage, ou au moins, reste loin de lui. Mais ils n'étaient pas du même avis.

Akira se pencha légèrement sur le comptoir. L'aîné le regarda du coin de l’œil, vérifiant que son vis à vis ne vienne pas voler l'argent qui avait été récolté par son dur travail, il n'avait pas confiance en lui. A vrai dire, mise à part pour le contrat, le décoloré n'avait jamais eu un seul brin de confiance envers le plus jeune. Il ne le connaissait pas assez pour ça. Kisuke avait rarement confiance ceci étant dit. Il n'était jamais sur de la fiabilité des autres, mêmes des personnes avec qui il était relativement proche. Il était comme ça. Il ne se méfiait pas des autres, mais préférait ne rien dire, se taire. Alors avoir confiance en Akira ? Jamais de la vie. Et le laisser approcher les sous de la caisse le rendait malade. Mais il ne bougea pas, encore une fois, continuant de trifouiller sans aucune raison.

Les phrases de ce dernier le faisait rire de l'intérieur. Il n'avait aucune raison de venir voir sa belle gueule dans de tels circonstances, à part pour lui casser les couilles. Et il avait réussi. Kisuke était à bout de nerfs. Il allait exploser. Akira était le seul à en être capable. Il était le seul qui arrivait à effacer le côté flegmatique du décoloré. Et il le savait. Kisuke n'avait pas non plus envie de l'embrasser. Ils n'étaient pas un couple après tout, et ils n'étaient pas des gamins de douze ans non plus. Le comportement du plus jeune l'exaspérait. Quand est-ce qu'il allait enfin fermer sa grande gueule ?

- « Putain mais ferm- »

Il sentit rapidement son vis à vis mordiller sa lèvre inférieur, le coupant dans sa phrase. L'action de ce dernier était de trop. Des frissons traversaient le corps du blond. Ce salaud savait s'y prendre avec lui, il ne connaissait que trop bien ses faiblesses. Mais ce geste, bien que plaisant, avait eu l'effet d'une bombe pour l'aîné qui frappa du poing sur le comptoir, faisant sauter quelques pièces qui roulaient à présent sur le sol. Kisuke s'éloigna de la caisse avant d'approcher rapidement Akira.

- « Maintenant t'arrêtes tes conneries. »

Il serra sa chemise avant de le plaquer contre l'un des rayons, ses yeux lui lançant des éclairs. Son visage était à quelques centimètres de celui de l'autre individu. En à peine quelques minutes, le plus jeune avait réussi à le foutre en rogne. Chose pratiquement impossible pour toute autre personne de son entourage. Il continua de serrer sa prise, prêt à lui en mettre une, au moindre geste de travers.

- « J'ai pas envie de voir ta gueule, ni maintenant, ni après mon boulot. »

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Re: Emergency ft Aoki Kisuke ☾ Lun 17 Juil - 13:39

Emergency

Aoki Kisuke



Je voyais que je commençais à lui taper sur les nerfs, ses mains commençaient à trembler et je me doutais qu’il ne savait plus où il en était au niveau de ses comptes. Il allait devoir tout recommencer. Toutes ses réactions me rappelaient que je ne lui étais pas indifférent. Il répondait toujours à mes attaques et c’était ce que j’aimais. Il ne m’ignorait pas. Il me rentrait dedans. Je comptais un peu pour lui, qu’il le veuille ou non. Son attitude me faisait sourire, je ne pouvais pas m’en empêcher. Je ne me moquais pas, mais je voyais bien que je commençais à atteindre les limites de sa patience.

C’était dans ces moments là que Kisuke était le plus intéressant, quand il pétait les plombs. Je le trouvais encore plus beau énervé. Je sursautais légèrement en le voyant taper du poing sur la table. Il n’avait fallu que quelques minutes. Je m’améliorais. Je regardais les quelques pièces rouler au sol, mais il ne me laissa pas le temps de les ramasser. Arrêter mes conneries ? Il savait très bien que je ne le ferai jamais. J’aimais trop ce pouvoir que j’avais sur lui pour l’abandonner, simplement pour lui faire plaisir. J’étais le seul à avoir cette emprise.

« Vas y Kisuke, frappes moi, les clientes aime ça, ça me rend un peu plus sexy d’avoir une gueule de bagarreur. »

Les femmes étaient étranges, elle voulait des hommes bien, mais dès que je me retrouvais un peu balafré, elle mouillait leurs petites culottes et les pourboires tombaient plus facilement. Je sentais son souffle se mêler au mieux. Il y avait toujours cette odeur de tabac froid que je détestais. J’avais fini par m’y habituer. C’était lui. C’était comme ça. Je plongeais mon regard dans le sien. Il ne me faisait pas peur.

« Si tu veux pas voir ma tronche, tu veux peut être voir autre chose ? »

J’avais ce besoin incompréhensible de le provoquer. A chaque instant. Notre relation était étrange, personne ne pourrait la comprendre. Pas même moi. Mais il me permettait de me sentir en vie. Il m’était indispensable. Sans lui, je n’arrivais plus à respirer.

« Alors, tu m’en colle une ou tu me roule une pelle ? »

J’avais une folle envie de prendre ses lèvres en otage pour un baiser violent, rempli de haine. Mais je ne bougeais pas. Je voulais qu’il le fasse, qu’il fasse un pas vers moi. Il était tellement borné que je m’attendais à me prendre son poing dans la figure. J’avais l’habitude de me battre, alors ça ne me faisait ni chaud ni froid. Je sentais les battements de mon cœur s’intensifier et ma respiration s’accélérer. A chaque fois qu’il était si proche de moi, je n’arrivais plus à me contrôler. Il me faisait perdre les pédales. Il me rendait fou. Il était en train de me bousiller.


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Re: Emergency ft Aoki Kisuke ☾ Mar 18 Juil - 5:06

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Kirishima Akira



Plus les secondes passaient, plus le décoloré serra sa prise, tentant désespérément de se contrôler. Il était sur le point de commettre un meurtre. Le provocation de son vis-à-vis était loin de l’aider dans sa tâche. Son cœur battait la chamade, et chaque mot qu’Akira prononçait ne faisait que l’énerver d’autant plus. Il le regardait droit dans les yeux. Il voyait une lueur presque moqueuse et joueuse dans les iris du plus jeune, il ne changeait pas de d’habitude, voilà pourquoi Kisuke était incapable de rester dans la même pièce que lui sans vouloir lui faire du mal. Il détestait cette arrogance qui ne le quittait jamais. Pour lui, Akira lui crachait à la figure à la moindre prise de parole. Il s’avança légèrement vers sa source de problèmes, son poing étant toujours aussi serré et sa mâchoire contractée commençant à lui faire mal.

Les paroles d’Akira se voulaient de plus en plus provocantes, et ce dernier ne le connaissait que trop bien. Kisuke détestait partager ce qu’il possédait, que ça soit amis, nourriture ou encore biens matériels. Mais partager Akira le rendrait malade. Il était à lui, seulement à lui. Il avait signé le papier, et il avait horreur de toutes ces jolies filles qui lui tournaient autour, ou de ces jeunes hommes un peu trop entreprenants. Ce sentiment de possessivité n’était pas lié à un quelconque sentiment d’amour, loin de là. Non, Kisuke refusait simplement de partager ce corps dont il connaissait les moindres détails. Il refusait qu’une autre personne abîmes à sa place ces lèvres qu’il adorait dévorer. Le décoloré refusait tout simplement qu’une autre personne ne touche à ce qui lui appartenait. Mais il ne voulait pas non plus que des individus néfastes ne viennent d’approcher un peu trop près de son bien. Alors entendre Akira parler des demoiselles du bar qui le draguaient ouvertement le foutait en rogne, et comme si ça ne suffisait pas, le plus jeune continuait à sortir des phrases plus insupportables les unes que les autres. Les secondes paraissaient des heures.

Kisuke ne savait quoi faire. Il aurait tellement eu envie de lui fermer sa gueule à coup de poing. Est-ce qu’il voulait lui rouler une pelle ? Il aurait aimé, rien que pour ne plus entendre ses conneries. Mais il en était hors de question. Il n’avait aucune raison de le faire. Néanmoins, un détail lui fît lâcher sa prise. Son service allait se terminer dans quelques minutes, et s’il voulait perdre son boulot, se battre dans l’épicerie serait le meilleur moyen. Alors il lâcha la chemise de son vis-à-vis, sans oublier de le pousser violemment avant de s’occuper de ranger l’argent de la caisse dans un petit coffre fort situé dans l’arrière-boutique. Il ne réfléchit même pas au fait qu’il n’avait pas compté sa caisse. Il n’avait qu’une seule chose en tête : se barrer d’ici. Il se vêtit de son imposant sweat-shirt noir, qu’il avait l’habitude d’enfiler, n’étant jamais réellement concentré sur le look qu’il pouvait avoir, avant de se diriger vers la porte dans l’optique de fermer la boutique à clef. Il avait enfin terminé son travail, seulement, ce connard était encore là. Il le ferait donc chier jusqu’au bout ? Le blond se tourna vers lui avant de soupirer bruyamment.


- « Maintenant, tu dégages. Il faut que je me casse. »

Il ouvrit la porte de l’épicerie avant de faire signe à Akira de sortir d’ici. Il ne voulait pas le voir, mais alors vraiment pas. Cette soirée avait était pitoyable, ennuyeuse. Et pour couronner le tout, la personne qu’il détestait le plus au monde s’était pointé, rien que pour le faire chier, à deux heures du matin. Alors non, Kisuke n’était vraiment, mais alors vraiment pas d’humeur à supporter toutes ces conneries.

- « Me fait pas répéter, casses toi de là ! »

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Re: Emergency ft Aoki Kisuke ☾ Mar 18 Juil - 12:08

Emergency

Aoki Kisuke



Ce contrat, j’avais hésité à la signer, mais une clause avait fait pencher la balance. Interdiction d’aller voir ailleurs. Avec ça, j’étais sûr de ne l’avoir rien qu’à moi. Je prenais tout de lui, son corps, et son caractère de merde. Même si pour lui ce n’était qu’un jeu, juste du sexe et qu’il ne voyait pas plus loin, pour moi c’était un peu différent. Au début, je le prenais comme ça, c’était nouveau, original. Et puis quelque chose avait changé, quelque chose au fond de moi qui me faisait perdre pied. A force de s’engueuler, de se battre et de s’envoyer en l’air, j’avais appris à le connaître. Oui je le connaissais par cœur. Je pouvais anticiper chacune de ses réactions. Je savais exactement quoi faire, à quel moment précis pour lui faire péter les plombs. C’était facile.

Il ne supportait pas de partager. Il ne supportait pas que je parle d’autres femmes. J’étais à lui. Point. J’étais à lui comme un vulgaire meuble, mais c’était mieux que rien. J’acceptais. Sinon je me serai barré depuis longtemps et je serai allé chercher l’amour ailleurs. Le fait qu’on me drague ne le rendait pas jaloux, mais le fait qu’on touche à ce qui lui appartenait le mettait réellement en colère. Et honnêtement, j’adorais le voir aussi crispé. Personnellement, je me sentais bien. C’était moi le casse couille dans l’histoire. Ça avait toujours été moi.

Je le sentais me relâcher. Je n’avais reçu ni coup, ni baiser. Dommage. Les deux me convenaient. Je grimaçais légèrement lorsqu’il me bouscula et que je me cognais dans le rayon. Je l’avais vraiment énervé. Je soupirais doucement en le voyant avec son pull trop grand qui ne le mettait absolument pas en valeur. Mais d’un côté personne ne lui louchait dessus. Il n’y avait que moi qui savais ce qui se trouvait en dessous. Rien qu’à cette idée, je me remis à sourire. Il était à moi putain.

Je n’avais pas envie de partir, mais je devais reprendre mon service. J’avais dormi toute la journée, je n’étais pas fatigué, j’avais simplement envie d’être avec lui. Le genre d’envie qui me foutais dans la merde. J’avais beau claquer la porte au nez de mes sentiments, ils revenaient toujours. Et s’il le découvrait, je pouvais dire adieu au contrat. Il s’agissait de la règle principale. Je n’avais jamais vraiment aimé quelqu’un, il était le premier et je n’étais pas doué pour ça. Pour les relations.

« Aller viens chez moi, je te retrouve après le boulot ! »

Je pouvais toujours essayé. Il disait souvent non, mais je me doutais que parfois il en avait envie.
Si je ne sortais pas, il allait sûrement m’enfermer, alors à contre cœur je me dirigeais vers la sortie. Il me détestait et je ne comprenais pas ce qu’il foutait avec moi. De mon côté, j’étais incapable de lui résister, je n’arrivais pas à me détacher de lui, ou à m’imaginer avec quelqu’un d’autre. On finissait toujours par revenir l’un vers l’autre.

« T’es vraiment sûr ? Tu veux vraiment que je m’en aille ? »

Je passais devant lui et en profitais pour l’attraper, une main sur sa taille. Je ne lui laissais pas le temps de réagir et le trainais contre moi. J’y avais pensé toute la journée, toute la soirée. J’avais besoin de ça. Je plaquais mes lèvres contre les siennes, forçant le passage avec ma langue. A chaque fois, il y avait ces frissons qui parcouraient mon corps entier, à chaque fois je me sentais brûler de l’intérieur et bordel qu’est-ce que ça faisait mal. C’était l’effet qu’il avait sur moi. C’était contre toute logique.


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Re: Emergency ft Aoki Kisuke ☾ Mer 19 Juil - 4:41

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Kirishima Akira



Ce baiser était tout ce qu'il y avait de plus inattendu pour Kisuke. A vrai dire il n'était pas habitué à ce que le plus jeune ne vienne l'embrasser sans aucune raison valable, en encore moins dans un lieu aussi ouvert que l'épicerie. Et ça le foutait en rogne. Cependant, il devait se l'avouer, ce salaud embrassait foutrement bien, un peu trop à son gout. Il avait totalement oublié ce que cela faisait de sentir les lèvres du plus jeune sur les siennes, et c'était loin d'être déplaisant, bien au contraire. Les provocations orales d'Akira étaient maintenant devenues physiques, et le décoloré succombait bien plus facilement à ces dernières. Alors, pour une fois, il ne le repoussa pas.

Kisuke avait beau détester son vis à vis, il aimait lorsque celui-ci se montrait entreprenant. Il adorait ces baisers fougueux et bourrés d'envie qu'ils échangeaient avant de passer à l'acte. Cela ne faisait que le rendre d'autant plus désireux. Cependant, cette fois-ci, quelque chose était différent, mais pas de son côté. Pourquoi Akira l'avait embrassé ici-même ? Il n'en avait aucune sorte d'idée. Pourquoi avait-il cette impression de changement de la part de l'autre, durant cet échange, comme si quelque chose d'autre animait ce dernier ? Il s'en savait strictement rien et n'avait pas réellement envie de se poser plus de questions, le moment étant peu approprié.

Il agrippa la nuque du plus jeune afin d'approfondir le baiser, faisant doucement glisser son autre main le long du dos de son vis à vis avant de se poser sur les hanches de ce dernier. Kisuke entrouvrit légèrement ses lèvres, laissant le muscle rosé d'Akira rejoindre sa jumelle. Il tenta de prendre le dessus sur l'autre durant cet échange, mettant d'autant plus de fougue et d'envie. Il adorait ça. Le décoloré mit toute la haine accumulée au cours de sa soirée dans ce baiser que l'on pourrait qualifier de violent, sauvage. C'était sa manière de faire les choses, il détestait la douceur, et il détestait d'autant plus la personne qui était à ce moment là un peu trop proche de lui. Akira avait eu ce qu'il voulait, cet enfoiré savait exactement comment s'y prendre et à présent, Kisuke était prêt à le rejoindre juste après son boulot, contrairement à ce qu'il désirait quelques minutes plus tôt, c'est à dire, rentrer chez lui et tomber dans les bras de Morphée. Il voulait à présent aller plus loin, beaucoup plus loin. Ses envies étaient revenues au galop, comme elles le faisaient à chaque fois que le plus jeune se montrait entreprenant.

Il décida finalement de mettre fin à cet échange, étant à bout de souffle. Il poussa Akira sans douceur afin de pouvoir respirer un peu. Il posa son regard sur son vis à vis. Cette fois-ci, les éclairs avaient disparues, laissant place à un regard mi envieux, mi haineux. Il se mordait légèrement la lèvre inférieur avant de se reculer un peu, tenant la porte ouverte. Il fronça les sourcils, prenant la parole tout en gardant son éternel parler franc et froid.

- « Je t'attends chez toi. Magne toi le cul quand tu sors du boulot, j'ai pas envie de poireauter quatre heures dans cet endroit pourri qui te sert d'appart. »

Il essuya sa bouche à l'aide de la manche de son affreux sweat-shirt avant de reprendre les clés de l'épicerie, qu'il avait rapidement glissé dans ses poches, en main. Il fit un signe de tête à Akira, continuant sur un ton agressif.

- « Maintenant, dégage. »

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Re: Emergency ft Aoki Kisuke ☾ Mer 19 Juil - 12:48

Emergency

Aoki Kisuke



Je n’avais pas pour habitude de prendre les devants, j’étais le plus jeune, alors je préférais être à sa merci. Il était le feu, j’étais la glace. Il devenait dingue et je restais calme. Je me doutais que ça le foutait encore plus en rogne. J’avais toujours été du genre patient, avec un petit frère handicapé, je n’avais pas vraiment eu le choix.
Je ne me lassais pas de l’embrasser, j’étais complètement accro à ce type, j’étais foutu. Et mes sentiments naissants signaient mon arrêt de mort.

Je n’avais pas pu résister à cette pulsion. Il était là juste devant moi avec son air renfrogné qui me faisait complètement craquer. Honnêtement je n’avais pas peur qu’il s’en aille malgré ses insultes, ses menaces et ses coups. Il ne l’admettrait jamais, mais il ne pouvait pas se passer de moi et je faisais en sorte que les choses ne changent pas. Je savais qu’avec ce baisé enflammé j’allais réussir à l’accrocher.

Sa main sur ma nuque, sa langue contre la mienne, sa violence et son envie de dominer me faisaient comprendre que j’avais réussi. Il était coincé dans mes filets et je me sentais plutôt fier. Je souriais lorsqu’il me repoussa. J’avais gagné. Je me mordillais doucement la lèvre et glissais une main dans la poche de mon jean pour en sortir mes clés. Je les lui lançais doucement.

« Les perd pas et fous pas le bordel non plus. »

Mon appartement était plus grand que le sien, j’avais trimé pour pouvoir me le payer. Le loyer était élevé mais j’arrivais à m’en sortir. Certes, il manquait quelques meubles, mais je n’en avais pas besoin pour vivre. Je passais la plupart de mon temps à dormir ou à sortir. Son agressivité me donnait envie de le plaquer à nouveau contre un mur. J’allais devoir patienter encore un peu. Il voulait toujours jouer les gros durs, et je le laissais faire. Il savait qu’avec moi il pouvait agir de cette façon.

Je n’avais clairement pas envie de retourner bosser, maintenant je n’allais penser qu’à lui, chez moi. J’adorais ça. Cette fois ci je gardais mes distances, et fronçais légèrement les sourcils avant de le pointer du doigt.

« Tu fumes à la fenêtre, ou tu fumes pas du tout ! »

Il fumait trop, et je ne voulais pas avoir cette odeur de tabac dans mes draps ou sur mon canapé. Chez lui il faisait ce qu’il voulait, mais chez moi c’était la seule règle à respecter.
En fait j’étais heureux de savoir qu’après mon service, j’allais rentrer et retrouver ma tête de con préférée. La seule et l’unique. J’avais déjà été attiré par d’autres hommes, mais jamais comme avec lui, ça n’avait jamais été aussi puissant. Et ils ne lui arrivaient pas à la cheville.

« Bon. A plus… chéri. »

J’accentuais bien ce dernier mot, cet horrible surnom, et me dépêchais de partir avant qu’il ne m’insulte à nouveau. Je lui faisais un petit signe de la main et un clin d’œil avant de m’éclipser. Finalement, c’était une bonne soirée.


あいしてる


in the blood
Tu te consumes de l’intérieur, tu brûles et tu le gardes pour toi surtout, autrement tu passes forcément pour un con... Akira
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